Soyons sérieux, personne ne va lire ces articles, profitons-en pour remplir ce blog de discours médiocres n’ayant ni queue ni tête. Ce qui est déjà un soucis en soit, puisque bien qu’ayant l’envie d’écrire, après avoir couché quelques mots seulement, une massive impression d’incompétence m’écrase et me fait abandonner ma prose, me rappelant à moi-même ma condition d’être pitoyable.
Je ne sais plus si cette irrévérence envers ma propre personne me vient de mon état dépressif, de mon anxiété ou d’autre chose encore. Car il faut bien dire et comprendre que les adjectifs péjoratifs me manqueront toujours pour m’auto-qualifier. Je ne m’aime, in extenso n’aime rien de ce que je peux penser, dire ou produire. Dans des moments d’égarement, je commence à penser que je pourrais avoir des choses intéressantes à dire, avant de m’atteler à la tâche et me souvenir que je ne suis finalement qu’un incapable.
Un autre effet inévitable – que je suis loin d’être le seul à subir – est la perte de sa pensée ; on commence à avoir des idées, à les organiser, à croire en leurs pertinences, mais vient le moment de la rédaction, alors tout disparaît, plus rien ne fait sens, les quelques concepts restants deviennent risibles. La solution à cet ennui devrait se trouver dans la tenue de notes et la pré-rédaction d’un brouillon, mais mon esprit perturbé semble ne pas y trouver de sens.
Ainsi je pensais pouvoir commencer à tenir une théorie à la Raskolnikov, mon esprit était plein de trouvailles, mais voilà que tout est parti, tout a disparu et je me retrouve à écrire cette nullité qui ne pourrait intéresser personne, pas même moi dans quelques minutes, qui déjà aura envie de tout effacer.
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